Dites-moi d'avancer sans, & j'vous dirai que j'préfère encore m'arrêter. Privé de mes mots, je m'effacerai comme une mer s'écrase sans eau.

Dites-moi d'avancer sans, & j'vous dirai que j'préfère encore m'arrêter. Privé de mes mots, je m'effacerai comme une mer s'écrase sans eau.
Chaque seconde j'pense à écrire, c'est le genre de besoin qui devient vite vital, tu me prends ma feuille & mon stylo, c'est comme si tu censurait les larmes qui découlent de mon âme & décapait ma peau. Je sais que je n'aurai jamais le temps de jeter toute cette encre qui prend source dès que le bateau fait naufrage, toutes ces pages qui ne sont qu'un SOS d'un coeur trop longtemps resté en détresse. Je n'ai jamais eu de drapeau blanc pour dire a la vie que j'avais besoin de pause pour reprendre souffle parmi ce chaos, j'peux seulement élever mes feuilles noires où ma plume a soulagé mon amertume & mes espoirs. Parfois tout ça déborde, alors ici j'me vide, c'est une sorte de lumière au milieu du brouillard, je vomi tout s'qui me rempli & apaisée j'repars.

Chaque soir c'est l'écriture qui me borde, ma tête est un véritable bordel où se bousculent mes mots, tous ces cahiers parsemé de textes devenus mon radeau, ses sentiments pêle-mêle qui soudainement s'accordent pour que vibre encore en moi mes cordes. J'pourrai jamais fermer les yeux sans voir un tableau noir où la craie s'écrase à chaque virgule, j'ai pas encore trouvé le point final alors mon passé & mon avenir s'articulent, j'en perds le fil de mes idées parmi tous ces écrits qui compensent mes cris, c'est un tête à tête avec mon existence où j'brise les interdits. Qu'importe les flèches en plein coeur, j'ai appris à assumer ma douleur malgré les adjectifs sans couleur, je ne redoute plus les pleurs parce que je n'ai plus peur, qu'importe les déceptions j'redessinerai mon bonheur.

Chaque jour j'entasse un peu plus la paperasse, témoignage de toutes ces fois où j'ai cherché ma place, j'amasse toutes ses pages en masse, preuve de toutes ces fois où j'ai marché la tête basse. Si je ne m'exprimai pas j'exploserai à l'intérieur, chaque silence est le pire des détonateurs, depuis des années je tiens fermement le fil qui me retient à la poésie, je m'inspire du monde pendant le temps imparti. Je ne cherche pas mes rimes, j'les sens en moi qui s'animent & m'emportent loin des rivages de l'incompris, j'ai vu en elles tout s'qu'on m'a pas dit & m'offrent une chance de survie. C'est comme une mélodie sans fausse-notes à laquelle je dit merci, merci d'avoir enchanté mes nuits et de m'avoir construit.

Chaque année toute la mélancolie qui m'assiège est vite prise au piège, j'suis cette bouteille trop secouée dont on fait sauté le bouchon de liège, celle qui au bureau des histoires complexes a installé son siège. Je me raccroche à mes souvenirs qui persistent en mémoire parce que mes lettres m'ont promis l'immortalité, avec l'habitude j'ai su conjugué les bons verbes pour maîtriser le passé, j'détourne mon regard du futur encore trop obscur, j'passe mon temps a découdre le présent sous toutes ses coutures. Je sais pas si j'ai le don de jouer avec les mots ou si ce sont les mots qui sont doués pour jouer avec moi, qui le premier des deux m'a chuchoté " Tes poèmes seront ta voix " au profit d'une liberté d'écriture en laquelle j'garde la foi, j'me suis pas soumise à une loi si aujourd'hui je continue c'est uniquement par choix.

Chaque seconde, chaque soir, chaque jour & chaque année, je sais que je n'ai pas encore dit mon dernier mot et que je rendrai mon stylo seulement après avoir signé mon Adieu à une vie partie en fumée. Je suis le phénix qui à peine renait de ses cendres, s'enflamme à nouveau. Je suis celle qui balance ses assonances en permanence, sous les flots incessants d'un tas d'espérances. Je suis celle avec confiance qui affirme que les mots ont donné un sens à son existence. J'perdrais jamais patience devant une feuille blanche, prête à toutes les offenses, j'reste guidé par l'écriture pour empêcher l'errance. J'suis digne du poids que je porte sur mes épaules, des mots de toutes sortes qui aujourd'hui me rendent forte dès qu'ils me frôlent. Je ne sais pas combien de lecteurs affranchi s'attarderont dans mon paradis, mais si vous entrez alors essuyez vos pieds c'est mon seul compromis, car aucun mot ne doit être salis.


Texte par moi-même, une pseudo poétesse italienne née un 19, pour tous les curieux que cette magie sème.


© Jennifer.F

# Enviado el martes 09 de diciembre de 2008 15:38

Modificado el lunes 13 de abril de 2009 12:11

_ Jenny _ 18ans _ Fac _ Deux Prix de Poésie _

_ Jenny _ 18ans _ Fac _ Deux Prix de Poésie _
Deux mots pour te décrire ? Optimiste acharnée.

Un Porte-Bonheur ? Non, j'ai arrêté de croire que mon porte clé chinois avait un quelconque pouvoir ;)

Remède contre le trac ? Me parler à moi-même et me remémorer un fou rire pour me changer les idées.

Une chanson qui vous fait pleurer ? 9 crimes, Damien Rice

Celle que vous sifflez sous la douche ? La dernière que j'ai entendue

Avec qui aimeriez vous rester bloquer dans un ascenseur ? La personne capable de répondre à mes questions, je ne sais pas si elle existe.

Connaissez vous les règles du football ? Oui, un an de pratique laisse des traces, malgré le temps qui passe.

Si vous deviez choisir un musicien actuel ? Mes amis dans cette fameuse salle de musique.

À minuit, qu'est-ce que vous faites ? Je fais le point, je pleure ou m'endors avec le sourire.

Votre fond d'écran sur votre ordinateur ? Changeant. Pour le moment, Evanescence.

Un autre vie ? Laissez moi déjà finir celle là et en faire quelque chose dont je sois un tant soit peu fière. Apres, je m'occuperai d'une quelconque réincarnation.

Par qui aimeriez vous être peint ? Modigliani s'il ressuscitait.

Pensez vous qu'on est nu au ciel ? Donc le ciel existe ?! Je ne sais pas mais qu'importe, ce sera le dernier de mes soucis à ce moment là !

Sauriez vous faire un risotto ? Oui je pense, mais je ne promets pas qu'il soit bon.

Message dans un biscuit chinois ? La vie doit etre savourer.

Si internet n'existait pas? Oula, beaucoup de choses de ma vie n'auraient pas eu lieu j'imagine, les bonnes comme les mauvaises.

Si vous aviez un super-pouvoir ? Je ne préfère pas, s'il était pour mon bonheur, ce serai égoïste, si c'était pour sauver le monde, il serai insuffisant.

Dernier mot avant de mourir ? Aucune idée, mais je pense que je n'aimerai pas avoir cette opportunité, tout ce que j'ai sur le c½ur, j'espère avoir le temps de le dire avant aux gens que j'aime. J'aimerai mourir en silence.


Ma présentation

# Enviado el jueves 25 de octubre de 2007 10:31

Modificado el miércoles 18 de noviembre de 2009 16:12